
- Dans « Parasite », une famille pauvre envahit progressivement la demeure d’un riche homme d’affaires et des siens.
- Ce conte aux allures de thriller a séduit le jury cannois en jonglant avec les codes du cinéma de genre.
- Il s'agit de la Palme d'or la plus accessible au grand public depuis celle de « Pulp Fiction ».
Vu les innombrables qualités du film, Parasite de Bong Joon-ho mérite amplement de remporter la Palme d’or du 72e Festival de Cannes.
Mais surtout, ce film nous met en joie et il est fort à parier que le public sera tout aussi emballé que le jury cannois qui l’a couronné à l’unanimité. « Mon but était de surprendre » a confié Bong Joon-ho à 20 Minutes. Objectif atteint et pas qu’un peu !
Une histoire universelle
Cette fable qui oppose une famille pauvre et une famille riche peut parler à tout le monde. Qu’on s’intéresse ou non à la Corée du sud, la problématique des personnages est extrêmement claire et universelle. Les miséreux entendent profiter du luxe insolent dont bénéficient leurs employeurs quitte à les arnaquer en se faisant engager comme domestiques, les uns à la suite de la recommandation des autres, sans pour autant les informer de leurs liens familiaux.
Un scénario jouissif
Bien malin sera le spectateur capable de deviner ce qui va se passer dans Parasite. Bong Joon-ho ne part jamais dans la direction dans laquelle on l’attend. Le film prouve que le soin apporté à l’écriture, aux effets et aux rebondissements, est payant. A chaque fois qu’on croit prendre de l’avance sur l’intrigue, le réalisateur trouve un moyen de déjouer les attentes pour les remplacer par ses idées plus originales et culottées les unes que les autres. Il ne laisse pas le temps de souffler, ni au public, ni même à ses personnages.
J'attendais #Parasite comme le messie mais rien ne pouvait me préparer à la monstrueuse leçon de cinéma de Bong Joon-Ho. Voyageant entre les genres de manière chirurgicale et virtuose, portant un propos politique implacable et universel, nous sommes devant un immense chef-d'œuvre pic.twitter.com/I2YGMgODme
— Carl Tamakloe (@carl_tamakloe) May 28, 2019
Des personnages épatants
Le spectateur qui croit découvrir de méchants riches contre de gentils pauvres en sera tout autant pour ses frais que celui qui espère voir l’inverse. Bong Joon-ho est beaucoup trop malin pour offrir des héros aussi simplistes et simplets. La subtilité de sa mise en scène les rend tour à tour sympathiques ou odieux, jusqu’à un dénouement aussi étonnant que sanglant.
Un film à voir et à revoir
Parasite est tellement bien troussé qu’on a envie d’y retourner illico, ne serait-ce que pour en analyser les rouages et voir si l’ensemble tient vraiment la route, même quand on connaît les méandres du récit. La réponse est oui. Le film est même plus anxiogène une fois qu’on sait ce qui attend certains personnages. Ce Parasite est particulièrement virulent et tenace : il reste longtemps à l’intérieur du corps et de l’esprit.

- Dans « Parasite », une famille pauvre envahit progressivement la demeure d’un riche homme d’affaires et des siens.
- Ce conte aux allures de thriller a séduit le jury cannois en jonglant avec les codes du cinéma de genre.
- Il s'agit de la Palme d'or la plus accessible au grand public depuis celle de « Pulp Fiction ».
Vu les innombrables qualités du film, Parasite de Bong Joon-ho mérite amplement de remporter la Palme d’or du 72e Festival de Cannes.
Mais surtout, ce film nous met en joie et il est fort à parier que le public sera tout aussi emballé que le jury cannois qui l’a couronné à l’unanimité. « Mon but était de surprendre » a confié Bong Joon-ho à 20 Minutes. Objectif atteint et pas qu’un peu !
Une histoire universelle
Cette fable qui oppose une famille pauvre et une famille riche peut parler à tout le monde. Qu’on s’intéresse ou non à la Corée du sud, la problématique des personnages est extrêmement claire et universelle. Les miséreux entendent profiter du luxe insolent dont bénéficient leurs employeurs quitte à les arnaquer en se faisant engager comme domestiques, les uns à la suite de la recommandation des autres, sans pour autant les informer de leurs liens familiaux.
Un scénario jouissif
Bien malin sera le spectateur capable de deviner ce qui va se passer dans Parasite. Bong Joon-ho ne part jamais dans la direction dans laquelle on l’attend. Le film prouve que le soin apporté à l’écriture, aux effets et aux rebondissements, est payant. A chaque fois qu’on croit prendre de l’avance sur l’intrigue, le réalisateur trouve un moyen de déjouer les attentes pour les remplacer par ses idées plus originales et culottées les unes que les autres. Il ne laisse pas le temps de souffler, ni au public, ni même à ses personnages.
J'attendais #Parasite comme le messie mais rien ne pouvait me préparer à la monstrueuse leçon de cinéma de Bong Joon-Ho. Voyageant entre les genres de manière chirurgicale et virtuose, portant un propos politique implacable et universel, nous sommes devant un immense chef-d'œuvre pic.twitter.com/I2YGMgODme
— Carl Tamakloe (@carl_tamakloe) May 28, 2019
Des personnages épatants
Le spectateur qui croit découvrir de méchants riches contre de gentils pauvres en sera tout autant pour ses frais que celui qui espère voir l’inverse. Bong Joon-ho est beaucoup trop malin pour offrir des héros aussi simplistes et simplets. La subtilité de sa mise en scène les rend tour à tour sympathiques ou odieux, jusqu’à un dénouement aussi étonnant que sanglant.
Un film à voir et à revoir
Parasite est tellement bien troussé qu’on a envie d’y retourner illico, ne serait-ce que pour en analyser les rouages et voir si l’ensemble tient vraiment la route, même quand on connaît les méandres du récit. La réponse est oui. Le film est même plus anxiogène une fois qu’on sait ce qui attend certains personnages. Ce Parasite est particulièrement virulent et tenace : il reste longtemps à l’intérieur du corps et de l’esprit.
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