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«Anna» démarre mal en France aussi - Le Parisien

Ça ne va pas fort pour Luc Besson. Son nouveau long-métrage, « Anna », sorti le 21 juin dans 2 114 salles, cumule moins de 7 millions de dollars de recettes, après une entrée en matière désastreuse aux Etats-Unis. Il a réalisé un score assez décevant mercredi pour son arrivée sur les écrans français. Le thriller d'action qui conte les péripéties d'une espionne russe installée à Paris, n'a attiré qu'un peu plus de 78 000 spectateurs sur 670 copies… dont près de 39 000 lors d'avant-premières le jour précédent, et donc autant d'entrées mercredi.

Un chiffre anormalement bas pour le cinéaste. À titre de comparaison, « Lucy » avait conquis 351 000 Français pour sa première journée le 6 août 2014, et « Valérian et la cité des mille planètes », 375 400 le 26 juillet 2017. Pire, « Anna » était au coude-à-coude mercredi avec une autre nouveauté, le film d'horreur « Annabelle 3 », qui cumule 73 542 entrées, mais sans avant-première et sur une combinaison de salles bien moindre (359 copies).

Pendant ce temps, deux films sortis les semaines précédentes, « Spider-Man : Far from Home » et « Toy Story 4 » se situent nettement devant « Anna » mercredi avec respectivement 91 219 et 90 663 entrées pour cette seule journée.

Sa société mal en point

Ce démarrage français catastrophique ne va pas arranger les affaires de Luc Besson, qui vient faire face à des accusations d'agressions sexuelles. Il misait sur « Anna », d'un budget de 30 millions de dollars - important pour un film français, mais plutôt léger pour un long-métrage de Besson - pour renflouer sa société EuropaCorp très mal en point. Cette dernière a en effet été placée en procédure de sauvegarde par le tribunal de commerce de Bobigny (Seine-Saint-Denis) pour six mois à la mi-mai, suite à ses mauvais résultats.

Les comptes ont notamment été plombés par l'échec de la sortie américaine de « Valerian » en 2017, alors que le film, produit pour 197 millions d'euros, constituait alors - et toujours - le budget le plus important de l'histoire du cinéma français. Au 31 mars dernier, la société affichait un déficit de 109,9 millions d'euros pour l'exercice 2018-2019, avec un cumul de 340 millions d'euros de pertes sur quatre ans.

Pour apurer les comptes, Europacorp a renoncé à son activité de distributeur - c'est Pathé qui distribue « Anna » - et a vendu ses catalogues de films (qui comprenaient notamment « Les Ripoux » de Claude Zidi ou « Un singe en hiver » d'Henri Verneuil). La société a entamé depuis plusieurs mois des discussions avec Pathé, intéressé pour une prise de participation majoritaire dans EuropaCorp. Si la tendance du box-office français et mondial pour « Anna » se confirme, cela ne va pas aider Luc Besson à négocier à son avantage…

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Ça ne va pas fort pour Luc Besson. Son nouveau long-métrage, « Anna », sorti le 21 juin dans 2 114 salles, cumule moins de 7 millions de dollars de recettes, après une entrée en matière désastreuse aux Etats-Unis. Il a réalisé un score assez décevant mercredi pour son arrivée sur les écrans français. Le thriller d'action qui conte les péripéties d'une espionne russe installée à Paris, n'a attiré qu'un peu plus de 78 000 spectateurs sur 670 copies… dont près de 39 000 lors d'avant-premières le jour précédent, et donc autant d'entrées mercredi.

Un chiffre anormalement bas pour le cinéaste. À titre de comparaison, « Lucy » avait conquis 351 000 Français pour sa première journée le 6 août 2014, et « Valérian et la cité des mille planètes », 375 400 le 26 juillet 2017. Pire, « Anna » était au coude-à-coude mercredi avec une autre nouveauté, le film d'horreur « Annabelle 3 », qui cumule 73 542 entrées, mais sans avant-première et sur une combinaison de salles bien moindre (359 copies).

Pendant ce temps, deux films sortis les semaines précédentes, « Spider-Man : Far from Home » et « Toy Story 4 » se situent nettement devant « Anna » mercredi avec respectivement 91 219 et 90 663 entrées pour cette seule journée.

Sa société mal en point

Ce démarrage français catastrophique ne va pas arranger les affaires de Luc Besson, qui vient faire face à des accusations d'agressions sexuelles. Il misait sur « Anna », d'un budget de 30 millions de dollars - important pour un film français, mais plutôt léger pour un long-métrage de Besson - pour renflouer sa société EuropaCorp très mal en point. Cette dernière a en effet été placée en procédure de sauvegarde par le tribunal de commerce de Bobigny (Seine-Saint-Denis) pour six mois à la mi-mai, suite à ses mauvais résultats.

Les comptes ont notamment été plombés par l'échec de la sortie américaine de « Valerian » en 2017, alors que le film, produit pour 197 millions d'euros, constituait alors - et toujours - le budget le plus important de l'histoire du cinéma français. Au 31 mars dernier, la société affichait un déficit de 109,9 millions d'euros pour l'exercice 2018-2019, avec un cumul de 340 millions d'euros de pertes sur quatre ans.

Pour apurer les comptes, Europacorp a renoncé à son activité de distributeur - c'est Pathé qui distribue « Anna » - et a vendu ses catalogues de films (qui comprenaient notamment « Les Ripoux » de Claude Zidi ou « Un singe en hiver » d'Henri Verneuil). La société a entamé depuis plusieurs mois des discussions avec Pathé, intéressé pour une prise de participation majoritaire dans EuropaCorp. Si la tendance du box-office français et mondial pour « Anna » se confirme, cela ne va pas aider Luc Besson à négocier à son avantage…

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