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Mort de Patrick Juvet, interprète romantique et vedette du disco dans les années 1970 - Le Monde

Le 14 avril 1997, le chanteur suisse Patrick Juvet lors d’un concert à L’Olympia, à Paris.

Compositeur, auteur et chanteur de plusieurs succès de variété, au début des années 1970, dont La Musica, Sonia ou Toujours du cinéma, puis dans le registre disco de Où sont les femmes ? et de I Love America, le Suisse Patrick Juvet est mort, jeudi 1er avril, à Barcelone, où il vivait depuis une vingtaine d’années. L’annonce de sa mort, dont les causes n’ont pas été révélées, a été faite à l’Agence France-Presse par son agent Yann Ydoux. Il avait 70 ans.

Né à Montreux (Suisse) le 21 août 1950, Patrick Juvet avait fait des études de musique classique et de piano. A 18 ans, sa longue silhouette, son visage d’ange et ses cheveux blonds le font remarquer par une agence allemande de mannequins. Il y travaillera deux ans avant de s’installer à Paris.

Son premier 45-tours, Romantiques pas mort (musique de Juvet) est publié en 1971. Il compose Le Lundi au soleil, pour Claude François, sur un texte de Frank Thomas et Jean-Michel Rivat, qui lui écrivent son premier succès, La Musica, en 1972. Avec sa voix au timbre féminin, il devient l’interprète romantique d’agréables mélodies aux arrangements qui sont dans la moyenne de ceux de l’époque.

« La Musica », sortie en 1972 :

Maquillage et allure androgyne

A l’Eurovision en 1973, il représente la Suisse avec Je vais me marier, Marie, qu’il a composé avec un texte de Pierre Delanoë. La même année, sur la pochette de son deuxième album, Love, dans lequel figurent Toujours du cinéma, Rappelle-toi minette, fantaisie avec clavecin et section de vents, ou Au jardin d’Alice, dont le texte est de Jean-Michel Jarre (qui va écrire bientôt Les Mots bleus et Senorita pour Christophe), il apparaît maquillé, accentuant son allure androgyne. Il en jouera et revendiquera rapidement et régulièrement d’être bisexuel.

Il écrit et compose plusieurs autres chansons, dont Ce n’est pas un chagrin d’amour, Nama, Il est trop tard pour faire l’amour, retrouve Jean-Michel Jarre, qui lui écrit les paroles de Magic en 1975, de Faut pas rêver en 1976 et surtout d’Où sont les femmes ?, incursion de Juvet dans le disco et triomphe pour lui au même moment que Claude François avec Alexandrie Alexandra et Magnolias for Ever.

« I Love America », coécrite avec l’un des producteurs des Village People :

Il part ensuite vivre aux Etats-Unis. A New York, il rencontre les producteurs du groupe Village People et coécrit et compose avec l’un deux, Jacques Morali, et l’un des chanteurs du groupe, Victor Willis, la chanson I Love America. Autre succès disco pour Juvet, en Europe et aux Etats-unis. Il fait la fête, dépense beaucoup, consomme en quantité drogue et alcool.

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Le 14 avril 1997, le chanteur suisse Patrick Juvet lors d’un concert à L’Olympia, à Paris.

Compositeur, auteur et chanteur de plusieurs succès de variété, au début des années 1970, dont La Musica, Sonia ou Toujours du cinéma, puis dans le registre disco de Où sont les femmes ? et de I Love America, le Suisse Patrick Juvet est mort, jeudi 1er avril, à Barcelone, où il vivait depuis une vingtaine d’années. L’annonce de sa mort, dont les causes n’ont pas été révélées, a été faite à l’Agence France-Presse par son agent Yann Ydoux. Il avait 70 ans.

Né à Montreux (Suisse) le 21 août 1950, Patrick Juvet avait fait des études de musique classique et de piano. A 18 ans, sa longue silhouette, son visage d’ange et ses cheveux blonds le font remarquer par une agence allemande de mannequins. Il y travaillera deux ans avant de s’installer à Paris.

Son premier 45-tours, Romantiques pas mort (musique de Juvet) est publié en 1971. Il compose Le Lundi au soleil, pour Claude François, sur un texte de Frank Thomas et Jean-Michel Rivat, qui lui écrivent son premier succès, La Musica, en 1972. Avec sa voix au timbre féminin, il devient l’interprète romantique d’agréables mélodies aux arrangements qui sont dans la moyenne de ceux de l’époque.

« La Musica », sortie en 1972 :

Maquillage et allure androgyne

A l’Eurovision en 1973, il représente la Suisse avec Je vais me marier, Marie, qu’il a composé avec un texte de Pierre Delanoë. La même année, sur la pochette de son deuxième album, Love, dans lequel figurent Toujours du cinéma, Rappelle-toi minette, fantaisie avec clavecin et section de vents, ou Au jardin d’Alice, dont le texte est de Jean-Michel Jarre (qui va écrire bientôt Les Mots bleus et Senorita pour Christophe), il apparaît maquillé, accentuant son allure androgyne. Il en jouera et revendiquera rapidement et régulièrement d’être bisexuel.

Il écrit et compose plusieurs autres chansons, dont Ce n’est pas un chagrin d’amour, Nama, Il est trop tard pour faire l’amour, retrouve Jean-Michel Jarre, qui lui écrit les paroles de Magic en 1975, de Faut pas rêver en 1976 et surtout d’Où sont les femmes ?, incursion de Juvet dans le disco et triomphe pour lui au même moment que Claude François avec Alexandrie Alexandra et Magnolias for Ever.

« I Love America », coécrite avec l’un des producteurs des Village People :

Il part ensuite vivre aux Etats-Unis. A New York, il rencontre les producteurs du groupe Village People et coécrit et compose avec l’un deux, Jacques Morali, et l’un des chanteurs du groupe, Victor Willis, la chanson I Love America. Autre succès disco pour Juvet, en Europe et aux Etats-unis. Il fait la fête, dépense beaucoup, consomme en quantité drogue et alcool.

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