C’est parti pour quatre jours de célébrations historiques : du 2 au 5 juin, les Britanniques fêtent le jubilé de platine, c’est-à-dire les soixante-dix ans de règne, d’Elizabeth II. Devenue reine à la mort de son père, le roi George VI, le 6 février 1952, elle a été couronnée le 2 juin 1953. C’est la première fois qu’un monarque britannique atteint une telle longévité sur le trône. Agée de 96 ans, affaiblie depuis la mort de son mari, le prince Philip, en avril 2021, la reine ne se déplace plus guère, mais elle est au faîte de sa popularité : 75 % des Britanniques interrogés par l’institut YouGov l’apprécient.
C’est loin d’être le cas de tous les « royals » : Charles, héritier du trône, n’obtient que 50 % de popularité, tandis que le prince Harry et sa femme, Meghan Markle, sont presque derniers du classement (à 32 % et 24 % d’opinions favorables), juste devant le prince Andrew, à la réputation entachée par sa proximité avec le prédateur sexuel Jeffrey Epstein. Pour autant, le courant républicain reste minoritaire dans le pays : selon un autre sondage YouGov publié mercredi 1er juin, six Britanniques sur dix (62 %) pensent que le Royaume-Uni doit rester une monarchie et seulement 22 % disent que le pays devrait plutôt opter pour un chef d’Etat élu.
Comme le jubilé de diamant en 2012 (soixante ans de règne) ou celui d’or en 2002 (cinquante ans de règne), ce jubilé de platine est l’occasion pour la famille Windsor de se reconnecter avec la population et de tester sa popularité. « Ce sera peut-être la dernière fois qu’on verra la reine en public, son apparition au balcon de Buckingham Palace sera poignante à cet égard. Mais ce jubilé est bienvenu, car c’est aussi la première fois depuis longtemps que nous aurons l’occasion de célébrer quelque chose de vraiment positif concernant la famille royale, et pas des décès ou des scandales », souligne Omid Scobie, spécialiste de la famille royale et auteur du livre Finding Freedom sur le « Megxit », le départ du couple Harry et Meghan pour la Californie.
Deux jours fériés
Quatre grands événements publics doivent ponctuer ce long week-end d’exception – le gouvernement Johnson a accordé deux jours fériés aux Britanniques, jeudi et vendredi. Jeudi matin, à partir de 10 heures (heure locale, 11 heures, heure de Paris) aura lieu le défilé militaire Trooping the Colour, marquant l’anniversaire cérémoniel de la reine – elle est, en réalité, née le 21 avril 1926. Doivent défiler plus de 1 200 officiers et soldats de la Household Division, depuis Horse Guard, le bâtiment de la garde montée, proche de Downing Street, siège du gouvernement, jusqu’au pied de Buckhingam Palace.
Il vous reste 61.57% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Read Again
C’est parti pour quatre jours de célébrations historiques : du 2 au 5 juin, les Britanniques fêtent le jubilé de platine, c’est-à-dire les soixante-dix ans de règne, d’Elizabeth II. Devenue reine à la mort de son père, le roi George VI, le 6 février 1952, elle a été couronnée le 2 juin 1953. C’est la première fois qu’un monarque britannique atteint une telle longévité sur le trône. Agée de 96 ans, affaiblie depuis la mort de son mari, le prince Philip, en avril 2021, la reine ne se déplace plus guère, mais elle est au faîte de sa popularité : 75 % des Britanniques interrogés par l’institut YouGov l’apprécient.
C’est loin d’être le cas de tous les « royals » : Charles, héritier du trône, n’obtient que 50 % de popularité, tandis que le prince Harry et sa femme, Meghan Markle, sont presque derniers du classement (à 32 % et 24 % d’opinions favorables), juste devant le prince Andrew, à la réputation entachée par sa proximité avec le prédateur sexuel Jeffrey Epstein. Pour autant, le courant républicain reste minoritaire dans le pays : selon un autre sondage YouGov publié mercredi 1er juin, six Britanniques sur dix (62 %) pensent que le Royaume-Uni doit rester une monarchie et seulement 22 % disent que le pays devrait plutôt opter pour un chef d’Etat élu.
Comme le jubilé de diamant en 2012 (soixante ans de règne) ou celui d’or en 2002 (cinquante ans de règne), ce jubilé de platine est l’occasion pour la famille Windsor de se reconnecter avec la population et de tester sa popularité. « Ce sera peut-être la dernière fois qu’on verra la reine en public, son apparition au balcon de Buckingham Palace sera poignante à cet égard. Mais ce jubilé est bienvenu, car c’est aussi la première fois depuis longtemps que nous aurons l’occasion de célébrer quelque chose de vraiment positif concernant la famille royale, et pas des décès ou des scandales », souligne Omid Scobie, spécialiste de la famille royale et auteur du livre Finding Freedom sur le « Megxit », le départ du couple Harry et Meghan pour la Californie.
Deux jours fériés
Quatre grands événements publics doivent ponctuer ce long week-end d’exception – le gouvernement Johnson a accordé deux jours fériés aux Britanniques, jeudi et vendredi. Jeudi matin, à partir de 10 heures (heure locale, 11 heures, heure de Paris) aura lieu le défilé militaire Trooping the Colour, marquant l’anniversaire cérémoniel de la reine – elle est, en réalité, née le 21 avril 1926. Doivent défiler plus de 1 200 officiers et soldats de la Household Division, depuis Horse Guard, le bâtiment de la garde montée, proche de Downing Street, siège du gouvernement, jusqu’au pied de Buckhingam Palace.
Il vous reste 61.57% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Bagikan Berita Ini
0 Response to "Jubilé de platine d'Elizabeth II : quatre jours de célébrations au Royaume-Uni pour un règne historique - Le Monde"
Post a Comment