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Eddy Mitchell, Sylvie Vartan, Michel Polnareff... leurs adieux à la «légende» Johnny

VIDÉO - Le rocker le plus célèbre de France s'est éteint dans la nuit de mardi à mercredi, à l'âge de 74 ans, après un long combat contre le cancer. Sur les réseaux sociaux, artistes, chanteurs, amis, tous fans, expriment leur profonde tristesse et lui rendent hommage.

«Mon cœur est brisé. J'ai perdu l'amour de ma jeunesse et rien ne pourra jamais le remplacer», s'est exprimée ce matin Sylvie Vartan, qui a appris la triste nouvelle par son fils David. Souffrant d'un cancer des poumons qu'il avait annoncé en mars dernier, son ancien mari Johnny Hallyday s'est éteint dans la nuit du 5 au 6 décembre en son domicile de Marnes-la-Coquette (Hauts-de-Seine) à l'âge de 74 ans.

«Jean-Philippe Smet est décédé dans la nuit du 5 décembre 2017. J'écris ces mots sans y croire. Et pourtant, c'est bien cela. Mon homme n'est plus. Il nous quitte cette nuit comme il aura vécu tout au long de sa vie, avec courage et dignité», a annoncé sa femme Laeticia dans un communiqué.

» LIRE AUSSI - Notre dossier complet sur Johnny Hallyday

C'est depuis un raz-de-marée d'émotions divers qui s'est abattu sur les réseaux sociaux et les ondes, chacun voulant partager sa peine devant la mort de l'idole. Les acteurs de la chanson française font bien entendu partie des premiers endeuillés à lui rendre hommage.

Pierre-Alexandre Vertadier, son producteur, s'est confié très ému au Figaro: «J'ai d'abord une grosse pensée pour sa femme Laeticia et pour ses filles. J'ai pu voir au cours de toutes nos tournées, de tous nos voyages à quel point il était un mari attentif et un père exemplaire. Il va laisser un grand vide pour toutes les trois. Laeticia lui faisait énormément de bien. Je suis très très triste pour elle.»

» LIRE AUSSI - Notre live sur la mort de Johnny Hallyday

Il a ensuite salué un homme «aux envies simples», d'une «extrême» gentillesse. «En tant qu'artiste, je suis extrêmement fier d'avoir été son producteur. Il a totalement transformé ma vie professionnelle. J'ai été si impressionné par son professionnalisme et par son talent. Je suis fier qu'il ait tant aimé son dernier spectacle Rester Vivant. C'était l'un de ses préférés», a-t-il ajouté.

Jean-Claude Camus, son ancien producteur et ami fidèle, a également partagé sa détresse au micro de RTL. «Je suis dans un bain de tristesse, je viens de perdre plus de 35ans de ma vie, j'ai eu la chance grâce à Laeticia de passer la soirée de samedi dernier avec lui. C'est une perte immense et c'est le patrimoine national qui s'en va mais c'est surtout l'ami, l'ami avec qui j'ai vécu de tellement bons moments».

Un «frère», un «fils», un «héros», une «légende»

«J'ai perdu plus qu'un ami, j'ai perdu mon frère», déclare à l'AFP le chanteur Eddy Mitchell. Amis depuis l'adolescence, ils ont commencé dans la chanson au début des années 1960 et chacun a mené une carrière aux sommets des hit-parades français, avant de se retrouver pour les concerts des Vieilles Canailles avec leur ami, Jacques Dutronc. La bande du Golf Drouot, là où tout a commencé par les canailles, s'était ainsi reformée.

Pour Line Renaud, interrogée au micro de RTL, le chanteur était «comme un fils», et aucune star ne suscitera après lui le même engouement. «Johnny ne s'éteindra jamais, il n'y aura plus jamais de phénomène Johnny en France, il ne mourra pas comme ça. Cette amitié est toujours restée, il m'a toujours appelée marraine, c'était comme un fils pour moi». La comédienne a ajouté sur Europe 1: «Il était beau comme un dieu. Dès les premiers pas, on savait que c'était une star, il amenait quelque chose de nouveau».

«Il était un géant du show-business ... Une véritable légende!», réagit Céline Dion sur Twitter. «J'ai une pensée pour sa famille, ses proches et ses millions de fans qui l'adorent. Il nous manquera beaucoup, mais ne sera jamais oublié.»

Michel Polnareff assure sur BFMTV qu'il «sera toujours avec nous (...). Il a toujours été un héros. C'est quelqu'un qui nous a beaucoup inspirés, qui avait une force de caractère hors norme. Il était un grand exemple pour nous tous.» La chanteuse Sheila ne «voulait pas imaginer l'impensable», mais a une pensée pour le Panthéon de la chanson française. «Pourtant Johnny Hallyday avait un RDV avec Claude François, Dalida et tous les copains disparus… Comme vous tous, ce matin j'ai perdu mon ami et je suis si triste», a-t-elle déclaré au Figaro. La chanteuse a ajouté pour RTL: «Johnny c'est une partie intégrante de ma vie, de l'histoire de la chanson française, de notre époque... Johnny, c'est l'histoire de France.»

Sur les mêmes ondes, Hugues Auffray décrit Johnny Hallyday comme un «compagnon de la première heure». Le chanteur et parolier est revenu sur l'un des grands succès du Taulier, Le Pénitencier, titre qu'il avait écrit pour lui: «C'est une chanson qui lui a ouvert les portes non pas du pénitencier mais les portes de sa carrière. Il avait endossé ce personnage du rebelle avec cette chanson et il lui a porté chance toute sa vie.» Au même micro, Hélène Segara salue la «puissance» d'une «bête de scène»: «Johnny va être quelqu'un d'éternel. Chanter avec Johnny, c'est se sentir toute petite. J'ai senti une puissance. C'est pour ça qu'il était le patron. Il était né pour ça.»

«Je dirais que ma vie entière a été en fond sonore Johnny Hallyday», poursuit Francis Cabrel, qui a écrit pour la rock star le titre Je m'arrête là. C'est quelque chose d'immense qui s'est envolé au-dessus de nous. (...) C'était quelqu'un d'extrêmement puissant… seulement sa présence imposait quelque chose.»

«Avec toi ce sont nos jours qui s'envolent. Retiens la nuit», pleure Jean-Louis Aubert sur son compte Twitter, en reprenant une belle chanson de Johnny Hallyday datant de 1961.

Venant d'un autre univers musical, le DJ David Guetta fait ses adieux sur Instagram à «notre fierté nationale», «un artiste rassembleur dans le plus noble sens du mot, un homme libre et généreux, dont j'admire la carrière».

«Un monde un peu moins enchanteur»

C'est un «visage de la culture en France» que salue la ministre Françoise Nyssen. Missionné par le gouvernement pour la sauvegarde du patrimoine, Stéphane Bern se demande quant à lui «Comment se résoudre à la disparition de ceux qu'on aime et qu'on admire?»

«Ce matin, le monde tourne aussi bien ou aussi mal que d'habitude, mais sans Jean d'O et Johnny il est un peu moins enchanteur», a posté à son tour le président de l'Académie Goncourt, Bernard Pivot.

Le monde du cinéma pleure également la rock star, à commencer par Claude Lelouch, qui était «là au début et à la fin», comme il l'a expliqué au micro de RTL après avoir filmé «sa première chanson» comme «son dernier concert» et sa «dernière séquence» (pour le film Chacun sa vie, NDLR). Il est d'ailleurs passé faire un adieu au chanteur à son domicile. «Pour nous les autres, il faut qu'on optimise tout ça, il faut qu'on transforme tout ça en une grande fête, parce que Johnny était un enfant toute sa vie, il a fait la fête toute sa vie, il a vécu 1 000 vies, il a eu la chance de goûter à tous les parfums. Et ça ça n'a pas de prix.»

Avant d'ajouter, mentionnant la disparition d'une autre «star» française mardi: «C'est marrant parce qu'il est parti avec d'Ormesson, ils vont faire la route ensemble. Je pense qu'ils vont bien se marrer. Johnny avait beaucoup d'humour…»

Patrick Bruel, également très proche du chanteur, se fend simplement d'un laconique «Tellement triste» sur Twitter. Omar Sy exprime, lui, sa «chance immense de (l'avoir) connu», et salue un «homme inoubliable, exceptionnel, aux valeurs et conseils si précieux».

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VIDÉO - Le rocker le plus célèbre de France s'est éteint dans la nuit de mardi à mercredi, à l'âge de 74 ans, après un long combat contre le cancer. Sur les réseaux sociaux, artistes, chanteurs, amis, tous fans, expriment leur profonde tristesse et lui rendent hommage.

«Mon cœur est brisé. J'ai perdu l'amour de ma jeunesse et rien ne pourra jamais le remplacer», s'est exprimée ce matin Sylvie Vartan, qui a appris la triste nouvelle par son fils David. Souffrant d'un cancer des poumons qu'il avait annoncé en mars dernier, son ancien mari Johnny Hallyday s'est éteint dans la nuit du 5 au 6 décembre en son domicile de Marnes-la-Coquette (Hauts-de-Seine) à l'âge de 74 ans.

«Jean-Philippe Smet est décédé dans la nuit du 5 décembre 2017. J'écris ces mots sans y croire. Et pourtant, c'est bien cela. Mon homme n'est plus. Il nous quitte cette nuit comme il aura vécu tout au long de sa vie, avec courage et dignité», a annoncé sa femme Laeticia dans un communiqué.

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C'est depuis un raz-de-marée d'émotions divers qui s'est abattu sur les réseaux sociaux et les ondes, chacun voulant partager sa peine devant la mort de l'idole. Les acteurs de la chanson française font bien entendu partie des premiers endeuillés à lui rendre hommage.

Pierre-Alexandre Vertadier, son producteur, s'est confié très ému au Figaro: «J'ai d'abord une grosse pensée pour sa femme Laeticia et pour ses filles. J'ai pu voir au cours de toutes nos tournées, de tous nos voyages à quel point il était un mari attentif et un père exemplaire. Il va laisser un grand vide pour toutes les trois. Laeticia lui faisait énormément de bien. Je suis très très triste pour elle.»

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Il a ensuite salué un homme «aux envies simples», d'une «extrême» gentillesse. «En tant qu'artiste, je suis extrêmement fier d'avoir été son producteur. Il a totalement transformé ma vie professionnelle. J'ai été si impressionné par son professionnalisme et par son talent. Je suis fier qu'il ait tant aimé son dernier spectacle Rester Vivant. C'était l'un de ses préférés», a-t-il ajouté.

Jean-Claude Camus, son ancien producteur et ami fidèle, a également partagé sa détresse au micro de RTL. «Je suis dans un bain de tristesse, je viens de perdre plus de 35ans de ma vie, j'ai eu la chance grâce à Laeticia de passer la soirée de samedi dernier avec lui. C'est une perte immense et c'est le patrimoine national qui s'en va mais c'est surtout l'ami, l'ami avec qui j'ai vécu de tellement bons moments».

Un «frère», un «fils», un «héros», une «légende»

«J'ai perdu plus qu'un ami, j'ai perdu mon frère», déclare à l'AFP le chanteur Eddy Mitchell. Amis depuis l'adolescence, ils ont commencé dans la chanson au début des années 1960 et chacun a mené une carrière aux sommets des hit-parades français, avant de se retrouver pour les concerts des Vieilles Canailles avec leur ami, Jacques Dutronc. La bande du Golf Drouot, là où tout a commencé par les canailles, s'était ainsi reformée.

Pour Line Renaud, interrogée au micro de RTL, le chanteur était «comme un fils», et aucune star ne suscitera après lui le même engouement. «Johnny ne s'éteindra jamais, il n'y aura plus jamais de phénomène Johnny en France, il ne mourra pas comme ça. Cette amitié est toujours restée, il m'a toujours appelée marraine, c'était comme un fils pour moi». La comédienne a ajouté sur Europe 1: «Il était beau comme un dieu. Dès les premiers pas, on savait que c'était une star, il amenait quelque chose de nouveau».

«Il était un géant du show-business ... Une véritable légende!», réagit Céline Dion sur Twitter. «J'ai une pensée pour sa famille, ses proches et ses millions de fans qui l'adorent. Il nous manquera beaucoup, mais ne sera jamais oublié.»

Michel Polnareff assure sur BFMTV qu'il «sera toujours avec nous (...). Il a toujours été un héros. C'est quelqu'un qui nous a beaucoup inspirés, qui avait une force de caractère hors norme. Il était un grand exemple pour nous tous.» La chanteuse Sheila ne «voulait pas imaginer l'impensable», mais a une pensée pour le Panthéon de la chanson française. «Pourtant Johnny Hallyday avait un RDV avec Claude François, Dalida et tous les copains disparus… Comme vous tous, ce matin j'ai perdu mon ami et je suis si triste», a-t-elle déclaré au Figaro. La chanteuse a ajouté pour RTL: «Johnny c'est une partie intégrante de ma vie, de l'histoire de la chanson française, de notre époque... Johnny, c'est l'histoire de France.»

Sur les mêmes ondes, Hugues Auffray décrit Johnny Hallyday comme un «compagnon de la première heure». Le chanteur et parolier est revenu sur l'un des grands succès du Taulier, Le Pénitencier, titre qu'il avait écrit pour lui: «C'est une chanson qui lui a ouvert les portes non pas du pénitencier mais les portes de sa carrière. Il avait endossé ce personnage du rebelle avec cette chanson et il lui a porté chance toute sa vie.» Au même micro, Hélène Segara salue la «puissance» d'une «bête de scène»: «Johnny va être quelqu'un d'éternel. Chanter avec Johnny, c'est se sentir toute petite. J'ai senti une puissance. C'est pour ça qu'il était le patron. Il était né pour ça.»

«Je dirais que ma vie entière a été en fond sonore Johnny Hallyday», poursuit Francis Cabrel, qui a écrit pour la rock star le titre Je m'arrête là. C'est quelque chose d'immense qui s'est envolé au-dessus de nous. (...) C'était quelqu'un d'extrêmement puissant… seulement sa présence imposait quelque chose.»

«Avec toi ce sont nos jours qui s'envolent. Retiens la nuit», pleure Jean-Louis Aubert sur son compte Twitter, en reprenant une belle chanson de Johnny Hallyday datant de 1961.

Venant d'un autre univers musical, le DJ David Guetta fait ses adieux sur Instagram à «notre fierté nationale», «un artiste rassembleur dans le plus noble sens du mot, un homme libre et généreux, dont j'admire la carrière».

«Un monde un peu moins enchanteur»

C'est un «visage de la culture en France» que salue la ministre Françoise Nyssen. Missionné par le gouvernement pour la sauvegarde du patrimoine, Stéphane Bern se demande quant à lui «Comment se résoudre à la disparition de ceux qu'on aime et qu'on admire?»

«Ce matin, le monde tourne aussi bien ou aussi mal que d'habitude, mais sans Jean d'O et Johnny il est un peu moins enchanteur», a posté à son tour le président de l'Académie Goncourt, Bernard Pivot.

Le monde du cinéma pleure également la rock star, à commencer par Claude Lelouch, qui était «là au début et à la fin», comme il l'a expliqué au micro de RTL après avoir filmé «sa première chanson» comme «son dernier concert» et sa «dernière séquence» (pour le film Chacun sa vie, NDLR). Il est d'ailleurs passé faire un adieu au chanteur à son domicile. «Pour nous les autres, il faut qu'on optimise tout ça, il faut qu'on transforme tout ça en une grande fête, parce que Johnny était un enfant toute sa vie, il a fait la fête toute sa vie, il a vécu 1 000 vies, il a eu la chance de goûter à tous les parfums. Et ça ça n'a pas de prix.»

Avant d'ajouter, mentionnant la disparition d'une autre «star» française mardi: «C'est marrant parce qu'il est parti avec d'Ormesson, ils vont faire la route ensemble. Je pense qu'ils vont bien se marrer. Johnny avait beaucoup d'humour…»

Patrick Bruel, également très proche du chanteur, se fend simplement d'un laconique «Tellement triste» sur Twitter. Omar Sy exprime, lui, sa «chance immense de (l'avoir) connu», et salue un «homme inoubliable, exceptionnel, aux valeurs et conseils si précieux».

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