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Affaire Hanouna : la rapporteure du Conseil d'Etat préconise l'annulation de sanctions

Deux des trois sanctions que le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) avait infligées à la chaîne C8 pour les émissions de Cyril Hanouna doivent être</a> annulées, a préconisé la rapporteure du Conseil d’Etat, dont les recommandations ont été publiées, samedi 26 mai, par Le Parisien.

Le CSA avait décidé en juin 2017 de supprimer</a> la publicité dans l’émission quotidienne « Touche pas à mon poste » pendant deux semaines après un acte jugé sexiste de l’animateur-producteur. Cette sanction d’une vigueur inédite est « disproportionnée », a estimé la rapporteure du Conseil d’Etat Laurence Marion, qui recommande plutôt une amende de 50 000 euros en réponse à un recours de Canal+, le groupe propriétaire de C8. Dans cette séquence de décembre 2016, Cyril Hanouna avait posé la main de sa chroniqueuse Capucine Anav sur son sexe. Si le « geste est déplacé, note Laurence Marion, Capucine Anav donne son accord de manière audible, ne paraît ni contrainte ni gênée. »

La rapporteure préconise également l’annulation d’une deuxième sanction, une autre semaine sans publicité infligée par le CSA à C8 pour un canular où Cyril Hanouna avait fait croire</a> à un de ses chroniqueurs qu’il avait tué un producteur.

Une troisième sanction « doit être confirmée »

La troisième sanction prononcée par le CSA, une amende de trois millions d’euros, doit cependant être confirmée, a estimé la rapporteure. Le CSA l’avait administrée à la chaîne pour un canular jugé homophobe, où Cyril Hanouna s’était fait passer</a> pour un bisexuel dans une petite annonce et répondait de façon caricaturale et en direct aux hommes qui le contactaient.

La chaîne C8, jointe par l’AFP, n’a pas souhaité réagir</a>. L’avis de la rapporteure est souvent suivi, mais pas toujours, par le Conseil d’Etat.

Le groupe Canal+ a également déposé deux recours indemnitaires devant le Conseil d’Etat contre ces trois semaines sans publicité. Le patron de Canal+, Vincent Bolloré, réclame treize millions d’euros en réparation du manque à gagner</a> publicitaire, une somme dix fois supérieure à la perte réelle, selon une source proche du dossier.

Après avoir</a> été talonnée fin 2017, l’émission quotidienne de Cyril Hanouna sur C8 est repassée ces derniers mois devant sa concurrente de TMC, « Quotidien », et Cyril Hanouna a signé avec le groupe Canal+ jusqu’en 2021. Tous programmes confondus, l’audience de C8 a, cependant, baissé de 0,3 point en un an, à 3,2 % de part d’audience, quasiment à égalité avec TMC (3,1 %).

Lire aussi notre portrait :   Cyril Hanouna, puéril en la demeure

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Deux des trois sanctions que le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) avait infligées à la chaîne C8 pour les émissions de Cyril Hanouna doivent être</a> annulées, a préconisé la rapporteure du Conseil d’Etat, dont les recommandations ont été publiées, samedi 26 mai, par Le Parisien.

Le CSA avait décidé en juin 2017 de supprimer</a> la publicité dans l’émission quotidienne « Touche pas à mon poste » pendant deux semaines après un acte jugé sexiste de l’animateur-producteur. Cette sanction d’une vigueur inédite est « disproportionnée », a estimé la rapporteure du Conseil d’Etat Laurence Marion, qui recommande plutôt une amende de 50 000 euros en réponse à un recours de Canal+, le groupe propriétaire de C8. Dans cette séquence de décembre 2016, Cyril Hanouna avait posé la main de sa chroniqueuse Capucine Anav sur son sexe. Si le « geste est déplacé, note Laurence Marion, Capucine Anav donne son accord de manière audible, ne paraît ni contrainte ni gênée. »

La rapporteure préconise également l’annulation d’une deuxième sanction, une autre semaine sans publicité infligée par le CSA à C8 pour un canular où Cyril Hanouna avait fait croire</a> à un de ses chroniqueurs qu’il avait tué un producteur.

Une troisième sanction « doit être confirmée »

La troisième sanction prononcée par le CSA, une amende de trois millions d’euros, doit cependant être confirmée, a estimé la rapporteure. Le CSA l’avait administrée à la chaîne pour un canular jugé homophobe, où Cyril Hanouna s’était fait passer</a> pour un bisexuel dans une petite annonce et répondait de façon caricaturale et en direct aux hommes qui le contactaient.

La chaîne C8, jointe par l’AFP, n’a pas souhaité réagir</a>. L’avis de la rapporteure est souvent suivi, mais pas toujours, par le Conseil d’Etat.

Le groupe Canal+ a également déposé deux recours indemnitaires devant le Conseil d’Etat contre ces trois semaines sans publicité. Le patron de Canal+, Vincent Bolloré, réclame treize millions d’euros en réparation du manque à gagner</a> publicitaire, une somme dix fois supérieure à la perte réelle, selon une source proche du dossier.

Après avoir</a> été talonnée fin 2017, l’émission quotidienne de Cyril Hanouna sur C8 est repassée ces derniers mois devant sa concurrente de TMC, « Quotidien », et Cyril Hanouna a signé avec le groupe Canal+ jusqu’en 2021. Tous programmes confondus, l’audience de C8 a, cependant, baissé de 0,3 point en un an, à 3,2 % de part d’audience, quasiment à égalité avec TMC (3,1 %).

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